Health Bells 18

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Edito

Maladie silencieuse

Dans ce numéro de « Health Bells – Meng Gesondheet an ech », les maladies rénales et la prévention de ces pathologies sont au centre de l’attention.

Les maladies rénales évoluent souvent pendant longtemps sans symptômes. C’est pourquoi on les qualifie aussi de « maladie silencieuse » ou de « tueur silencieux » : les symptômes n’apparaissent généralement qu’à un stade avancé et sont souvent non spécifiques — trop tard pour des mesures simples. Dans le monde, environ 10 % des personnes sont atteintes d’une maladie rénale chronique (MRC). Beaucoup de cas sont bénins, mais de nombreux restent non détectés.

Ces dernières années, grâce à une recherche intensive, de nombreux nouveaux modèles thérapeutiques ont été introduits en pratique. Ils permettent d’influencer positivement de nombreuses maladies rénales chroniques et de stabiliser l’évolution de la maladie — à condition que la maladie soit détectée suffisamment tôt et traitée de manière conséquente.

Des experts de divers domaines expliquent comment la prise en charge des patients est assurée au Luxembourg. La publication est complétée, comme toujours, par des articles sur l’innovation médicale, des conseils en matière de nutrition et des actualités intéressantes sur la santé.

Nous vous souhaitons une bonne lecture. 

Silent Killer

In dieser Ausgabe von  „Health Bells – Meng Gesondheet an ech“  stehen Nierenkrankheiten bzw. Prävention dieser Pathologien im Mittelpunkt. 

Nierenerkrankungen verlaufen häufig lange Zeit ohne Beschwerden. Deshalb werden sie auch als „stille Krankheit“ oder „silent killer“ bezeichnet: Symptome treten meist erst im fortgeschrittenen Stadium auf und sind dann oft unspezifisch – zu spät für einfache Gegenmaßnahmen. Weltweit sind etwa 10 % der Menschen von einer chronischen Nierenerkrankung (CKD) betroffen. Viele Fälle sind mild, aber zahlreiche bleiben unerkannt.

Forschung und neue Therapiemöglichkeiten In den letzten Jahren konnten dank intensiver Forschung zahlreiche neue Therapiemodelle in die Praxis eingeführt werden. Diese erlauben es, viele chronische Nierenerkrankungen positiv zu beeinflussen und den Krankheitsverlauf zu stabilisieren – sofern die Erkrankung früh genug erkannt und konsequent behandelt wird

Experten aus den verschiedensten erklären, wie in Luxemburg Patienten betreut werden.  Abgerundet wird die Ausgabe wie immer durch Beiträge über medizinische Innovation, Tipps in Sachen Ernährung und interressante News in Sachen Gesundheit. 

Wir wünschen Ihnen eine gute und informative Lektüre.

Marc Glesener
Verantwortlicher Redakteur
Geschäftsführer Santé Services S.A.

100% News – Le Saviez-vous ?

Hôpitaux Robert Schuman – Journée sur l’activité physique et thérapeutique

Face aux enjeux de la récupération post-opératoire, le service de kinésithérapie des Hôpitaux Robert Schuman auront l’honneur d’accueillir des orateurs internationaux pour partager les dernières avancées cliniques et scientifiques sur la préhabilitation et la préparation optimale de nos patients à une chirurgie.

Événement en francais, gratuit et destiné aux professionnels de santé.Plus d’informations sur www.hopitauxschuman.lu.

Hôpitaux Robert Schuman – Les HRS en platine 

C’est avec fierté que les Hôpitaux Robert Schuman ont reçu le diplôme de l’accréditation ACI au niveau platine, remis par le Dr Chantal Lerminiaux et Marie Eeman. Délivrée par Accréditation Canada International, cette distinction récompense l’engagement collectif des équipes et confirme la qualité des soins et services proposés. Elle valorise une gouvernance solide, la gestion des risques, le suivi d’indicateurs, la formation continue, les investissements et l’innovation au service des patients.

Réseau immuno-rhumatologie

Face à ma maladie rhumatismale, comment mobiliser mes propres ressources ?

Rencontre avec l’équipe pluridisciplinaire (médicale, des soins) dédiée au RIR sous forme d’ateliers pratiques.

  • Réseau de compétences en Immuno-Rhumatologie Adulte et Enfant
  • Etablissement coordinateur : Hôpitaux Robert Schuman
  • Plus d’informations sur www.rir.lu

Médecins Sans Frontières Luxembourg – Mesurer l’impact des conflits pour mieux agir

Comment documenter l’impact des conflits sur les populations lorsque l’accès aux zones touchées est limité et les besoins immenses ? Le Snapshot Saving Lives Through Data (cf QR code)publié par LuxOR, l’unité luxembourgeoise de recherche opérationnelle MSF, met en lumière l’importance des données pour mieux comprendre les conséquences de la violence armée et adapter les réponses humanitaires. Une réflexion particulièrement pertinente à l’approche de la table ronde Healthcare under Attack, co-présidée par le président international de Médecins Sans Frontières, Dr Javid Abdelmoneim, et consacrée aux défis de la protection des soins de santé dans les conflits contemporains.

La Clinique Parkinson est présente aux Hôpitaux Robert Schuman

Les personnes atteintes de la maladie de Parkinson disposent de la possibilité de bénéficier d’un accompagnement spécialisé. La Clinique Parkinson est présente aux Hôpitaux Robert Schuman.

« Nous prenons en charge les patients hospitalisés aux Hôpitaux Robert Schuman et à la ZithaKlinik, mais les personnes atteintes de Parkinson et leur famille peuvent aussi prendre rendez-vous pour une consultation ambulatoire. Nous répondons à leurs questions et les accompagnons dans la gestion de leur maladie », expliquent Nadine et Fred, Care Manager et Infirmier de la Clinique Parkinson aux HRS.

La Clinique Parkinson fait partie du Réseau de compétences maladies neurodégénératives « ParkinsonNet Luxembourg ». Ce réseau rassemble les patients et leurs proches ainsi que les professionnels de santé spécialisés dans cette pathologie afin de favoriser une prise en charge coordonnée.

Des infirmières spécialisées Parkinson sont présentes dans quatre établissements hospitaliers du pays : le CHL, le CHEM, le CHdN et les Hôpitaux Robert Schuman.

La Luxembourg Society for Surgery of the Hand (LSSH) : Une nouvelle dynamique pour la chirurgie de la main au Luxembourg.

La LSSH est une société scientifique, nouvellement créée, afin de fédérer les professionnels impliqués dans la prise en charge des pathologies de la main et du membre supérieur. Elle a pour mission de promouvoir l’excellence clinique, la formation continue, la recherche et les échanges interdisciplinaires dans un domaine où l’expertise, la précision et l’innovation sont essentielles.

Dans un contexte où les exigences en matière de qualité des soins, d’innovation et de formation évoluent constamment, la LSSH se positionne comme un catalyseur de compétences et un interlocuteur privilégié pour l’ensemble des acteurs concernés.

La LSSH ambitionne de devenir un acteur de référence en Europe, en favorisant le partage des connaissances, le développement de collaborations internationales et la diffusion des meilleures pratiques fondées sur les données scientifiques les plus récentes. Elle souhaite également renforcer la visibilité de cette discipline et contribuer à la représentation et au rayonnement du Grand-Duché dans le domaine de la chirurgie spécialisée.

Plusieurs rendez-vous scientifiques sont déjà programmés. Dès 2026, la LSSH organisera des conférences thématiques destinées aux kinésithérapeutes. En 2027, elle lancera son premier symposium annuel, organisé autour d’un concept : « Un sujet. Une Journée. Les meilleurs experts mondiaux ». Cette première édition sera consacrée à l’articulation interphalangienne proximale (IPP), réunissant des experts internationaux autour des avancées diagnostiques, thérapeutiques et de rééducation. La LSSH poursuivra le développement et l’organisation de l’« European Flap Course » consacré aux techniques de couverture des pertes de substance des membres.

En réunissant expertise, innovation et collaboration, la LSSH entend contribuer durablement au développement de la chirurgie de la main au Luxembourg et promouvoir le rayonnement scientifique du Grand-Duché sur la scène européenne.

Pour en savoir plus : www.Luxssh.com

Luxembourg Institute of Health – BrainCoach: Ihr persönlicher Trainer für mentale Fitness

In einer Welt, in der wir ständig daran erinnert werden, auf unsere körperliche Gesundheit zu achten, vergessen wir oft, dass auch unser Gehirn die gleiche Aufmerksamkeit verdient. BrainCoach ist eine App, die Menschen in Luxemburg dabei unterstützt, ihren Geist aktiv, konzentriert und gesund zu halten – egal, wo sie sich befinden. Ob auf dem Weg zur Arbeit, in einer Pause oder zu Hause: BrainCoach bietet personalisierte kognitive Übungen, die Gedächtnis, Konzentration und geistige Beweglichkeit fördern können.

Die App orientiert sich an wissenschaftlichen Erkenntnissen und passt die Übungen an den individuellen Fortschritt der Nutzer an. So entsteht ein motivierendes Trainingserlebnis. BrainCoach kann dabei helfen, Denkfähigkeiten zu stärken, die mentale Leistungsfähigkeit zu unterstützen und langfristig zur Gesundheit des Gehirns beizutragen.

Interview – Lux-Transplant : l’excellence de la coordination au service des patients

Le chef d’orchestre du don d’organes

Jorge de Sousa revient sur les défis de la coordination nationale et les enjeux
 du don d’organes au Luxembourg

PAR JEAN-PAUL SCHNEIDER

Chaque don d’organe est une promesse de vie. Mais avant qu’une greffe ne puisse avoir lieu, un travail de coordination complexe est indispensable. De l’identification des donneurs potentiels à la collaboration entre les équipes médicales, les laboratoires, les services hospitaliers et les partenaires internationaux, chaque étape repose sur une organisation irréprochable où la réactivité, l’expertise et l’engagement humain sont essentiels.

Au Luxembourg, cette mission est assurée par le Service national de coordination « Don d’organes », en étroite collaboration avec les établissements hospitaliers et les réseaux européens de transplantation. À la tête de cette structure depuis 26 ans, M. Jorge de Sousa, coordinateur national de Lux-Transplant et responsable du Service national de coordination « Don d’organes », œuvre quotidiennement à faire le lien entre les différents acteurs impliqués dans ce parcours aussi exigeant que profondément humain.
Partenaire de longue date de Lux-Transplant, les Hôpitaux Robert Schuman jouent un rôle majeur dans l’identification des donneurs, l’accompagnement des familles et la prise en charge des patients transplantés. Cette collaboration étroite illustre l’importance d’un réseau coordonné, fondé sur la confiance, l’excellence médicale et une ambition commune : offrir à chaque patient les meilleures chances d’accéder à une transplantation.
À travers cette interview, M. Jorge de Sousa partage son regard sur les enjeux actuels du don d’organes au Luxembourg, où chaque geste de solidarité peut sauver plusieurs vies.

M. de Sousa, quel est aujourd’hui le rôle de Lux-Transplant dans l’organisation du don et de la transplantation d’organes au Luxembourg ?

Luxembourg-Transplant est une Asbl qui seule a le droit d’effectuer la coordination du prélèvement et du don d’organes au Luxembourg. Elle est agréée par le ministère de la Santé et affiliée à Eurotransplant. Ses missions sont la coordination et la promotion du don d’organes ainsi que la sensibilisation du public. Ensuite, elle s’occupe de tout ce qui est organisation des patients et des formalités vers l’extérieur, dont la prise en charge du transport à l’étranger.

L’IMPORTANCE D’UNE COLLABORATION INTERNATIONALE

Comment s’articule la coopération entre Lux-Transplant, les hôpitaux luxembourgeois et les centres de transplantation partenaires à l’étranger ?

Dès 2010, Luxembourg-Transplant a passé des conventions avec les hôpitaux universitaires de Bruxelles et d’autres centres de transplantation en Belgique comme Liège, Jette et Leuven ainsi qu’en Allemagne et en France. Entre 2020 et 2025, 210 organes ont été transplantés, dont 143 reins, 52 foies, 8 cœurs, 6 poumons et 1 pancréas.

Le Luxembourg ne dispose pas de programme national de transplantation. Quels ont les principaux avantages et les défis de cette collaboration internationale ?

Pour transplanter, il faut avoir une masse critique, et celle-ci n’est atteinte qu’à partir d’un minimum de 50 cas par an que le Luxembourg ne présente pas à l’heure actuelle. Donc, le fait de pouvoir envoyer nos patients à l’étranger a l’avantage qu’ils sont bien pris en charge par des équipes pluridisciplinaires expérimentées offrant ainsi une meilleure qualité et surtout une sécurité renforcée au niveau des soins de transplantation.
Un grand défi pour le service national de coordination des dons d’organes est de veiller à maintenir les excellentes relations avec les centres de transplantation dans les pays limitrophes, en mettant en place un bon suivi médical et une bonne communication au Luxembourg. Un autre défi dans un pays multiculturel comme le Luxembourg représente la langue comme moyen de communication et de compréhension de la terminologie médicale, surtout pour une population plus âgée en cours de traitement à l’étranger. Enfin, un troisième défi consiste dans la prise en charge par la CNS des coûts que représente une greffe d’organe. Les frais de transport et de déplacement pour le suivi médical à l‘étranger peuvent vite atteindre les 1.000 euros par semaine, et nous serions reconnaissants si la CNS faisait un geste en fixant des tarifs et en élaborant une nomenclature spécifique pour le prélèvement et le don d’organes.

Comment évolue actuellement le nombre de donneurs et de transplantations, et quelles tendances observez-vous ces dernières années ?

Il y a de plus en plus de patients sur les listes d’attente de greffes, car la philosophie de la médecine a changé. Tandis que l’ancienne génération de médecins a essayé de soigner les patients sans transplantation, seulement à l’aide de la dialyse et/ou de médicaments, la nouvelle génération de médecins met de plus en plus vite les patients sur les listes d’attente de greffes. De plus, les donneurs sont aussi plus âgés et deviennent ainsi des donneurs marginaux qui ne peuvent plus donner tous leurs organes. Finalement, il y a toute une mentalité d’un pays à changer. Au Luxembourg, les gens ne sont pas forcément opposés au don d’organes, mais chacun ne pense plutôt qu’à soi au lieu d’être solidaire envers toute la population, comme c’est le cas dans beaucoup d’autres pays européens.

Le don d’organes de son vivant prend une place croissante, notamment pour la greffe rénale. Comment accompagnez-vous les donneurs et les receveurs tout au long de ce parcours ?

Luxembourg-Transplant ne suit pas directement ses patients, il s’agit d’une tâche qui revient plutôt aux néphrologues, mais Luxembourg-Transplant est tenu au courant de toute greffe d’organe. Comme la dialyse est chronophage et une atteinte à la liberté privée, il est vrai que le don d’organes de son vivant, au sein de la famille par exemple, prend de plus en plus d’importance. Les premiers tests et bilans pré-don sont toujours fait à Luxembourg, suivis par des tests plus approfondis dans les centres de transplantation à l’étranger.

COMBATTRE LES PRÉJUGÉS

Quelles sont les principales idées reçues sur le don d’organes que vous souhaitez déconstruire auprès du grand public ?

Premièrement, être donneur d’organes ne veut pas dire que la personne concernée est moins bien soignée à l’hôpital « parce qu’on a envie de ses organes ». Deuxièmement, une maladie n’est pas un obstacle à un don d’organes. Troisièmement, parfois on entend les gens dire « on m’arrache mes organes » ou « on défigure mon corps ». Or, je peux rassurer les incrédules que tous les prélèvements sont faits suivant les règles de l’art. En ce qui concerne les réserves d’ordre religieux, je peux affirmer librement qu’il n’y a aucune religion qui méprise le don d’organe. Bien au contraire, il faut juste rendre le corps tel qu’on l’a reçu afin que chaque croyant puisse faire les rituels que la religion respective lui impose.

Quels progrès médicaux, technologiques ou organisationnels sont susceptibles d’améliorer encore la qualité et l’efficacité de la transplantation dans les années à venir ?

Au niveau médical, ce sera le développement des traitements immunosuppresseurs pour réduire les effets secondaires et éviter le rejet d’un greffon par le système immunitaire d’un patient. Puis, il y a les progrès de la médecine régénérative avec les cellules souches par lesquelles on essaie de soigner et guérir un organe au lieu de le remplacer, ainsi que la xénogreffe, qui est la transplantation d’un greffon animalier sur un humain à l’aide d’une manipulation génétique.
Au niveau technologique, ce sont les pompes à perfusion qui permettent d’irriguer un organe prélevé en continu dans un circuit fermé. Ainsi le greffon est mieux conservé et garde toute sa qualité.
Du point de vue organisationnel, il s’agit de renforcer encore plus la collaboration au niveau international entre les centres de transplantation et Luxembourg-Transplant et de chercher davantage le contact avec le grand public en expliquant mieux au gens la philosophie du don d’organe qui est un acte de solidarité humaine.
En outre, on parle de plus en plus de l’intelligence artificielle dans le domaine de la transplantation. Celle-ci pourrait en effet analyser un grand nombre de données pour aider à choisir le receveur le plus compatible afin de prévoir les risques de complications après une greffe et pour éviter que le patient ne produise des anticorps.

BESOIN D’EN PARLER

Quel message souhaitez-vous adresser aux citoyens luxembourgeois concernant le don d’organes et l’importance de faire connaître leur position à leurs proches ?

Depuis plus de 40 ans, chaque personne ayant son domicile légal au Luxembourg est donneur potentiel d’organes. Il s’agit du système « Opt-out » ou consentement présumé. En revanche, il y a le système « Opt-in » ou consentement explicite. En cas de mort cérébrale, on entend souvent dire : « Qui ne dit mot, consent !»  Donc, si une personne meurt, il faut chercher l’opposition, même en cas de consentement présumé. Il faut aller vers la famille du défunt et lui parler de la possibilité du don d’organes, car finalement, ce qui compte, c’est la volonté de la personne décédée et non pas celle de ses proches. Si la famille nous dit que son défunt ne le voulait pas, et que nous n’avons pas de preuve qu’il était consentant, il faut que nous acceptions la déclaration de la famille. Ergo, nous souhaiterions que les gens discutent davantage sur le don d’organes, disent leurs avis et que les personnes de leur vivant expriment leur volonté sur le don d’organes.
Pour cela, nous allons dans les lycées et parlons avec les adolescents sur le don d’organes. Et nous obtenons un très bon écho, car les jeunes sont le meilleur vecteur de communication. Ce sont eux qui défient leurs parents et les confrontent avec le sujet du don d’organes, bien mieux que les discussions interminables sur les réseaux sociaux, qui constituent souvent une arme à double tranchant.
Pour le don d’organes, il n’y a pas d’âge, il faut juste que l’organe soit en bonne santé. La seule contre-indication directe est le cancer, sauf s’il y a une rémission de minimum 5 ans.
À mon avis, le don d’organe est un canot de survie, qui se réduit à 2 simples questions : « Si demain, j’ai besoin d’un organe, est-ce que j’accepte d’être transplanté ? » Si oui, c’est tout de suite la deuxième question qui se pose : « Est-ce que je suis donneur d’organes. »

Boite à outils

Vivre avec la dialyse : les défis psychologiques de l’insuffisance rénale

Par Laurence Wolter, psychologue aux Hôpitaux Robert Schuman, sous la supervision de S. Loria

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, 1 adulte sur 10 dans le monde est atteint d’une maladie rénale, une tendance qui s’applique également à la population luxembourgeoise.

Le diagnostic d’insuffisance rénale et le début d’un traitement par dialyse peuvent représenter un tournant majeur dans la vie d’une personne. La vie privée comme professionnelle peuvent être bouleversées, et une adaptation progressive à cette nouvelle réalité semble indispensable. S’ajuster aux obstacles quotidiens, en intégrant la maladie dans sa vie de tous les jours, peut aider à préserver sa santé tant physique que psychique. Cela implique une bonne préparation aux procédures du traitement et à ses effets secondaires, mais aussi un ajustement éventuel du régime alimentaire, de l’organisation personnelle, de l’image corporelle voire de la sexualité.

La dialyse a un impact important sur l’état psychologique, qui peut se répercuter sur différents domaines, dont celui familial, professionnel, social, etc. Le patient se retrouve soudainement confronté à de nouvelles contraintes : il peut être amené à organiser sa vie autour de 3 séances de hebdomadaires, avec de nombreux trajets vers et depuis l’hôpital. Il peut aussi assumer la gestion de la dialyse péritonéale à domicile, avec une manipulation personnelle de la machine. Cette réalité peut engendrer des défis psychologiques comme la culpabilité, l’incompréhension, le sentiment de surmenage… Des études internationales montrent en effet que la dépression touche entre 20% et 40% des patients dialysés.

Différentes réactions peuvent survenir face à une insuffisance rénale terminale :

  • Choc et déni : suite au diagnostic, le patient peut dans un premier temps remettre en question la réalité ou minimiser sa maladie.
  • Colère : souvent, le patient se demande « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? ». Ce sentiment d’injustice peut alors se diriger vers soi-même, son entourage, mais aussi vers l’équipe médicale.
  • Marchandage : le patient peut chercher des alternatives (régimes, médecines parallèles…). Il convient ici pour les soignants de se montrer présents afin d’apporter des informations sur les risques potentiels pour la santé.
  • Dépression : lorsque les personnes prennent conscience de la chronicité et de l’irréversibilité de leur maladie, des symptômes dépressifs peuvent apparaître : tristesse, perte d’intérêt, isolement ou troubles du sommeil.
  • Acceptation : il s’agit, durant cette phase, d’accompagner le patient vers une adaptation active à sa nouvelle vie.

Un soutien psychologique peut être est une bonne piste afin d’aider le patient à mieux comprendre la maladie et à s’y adapter sur le plan émotionnel. Pour les personnes qui débutent l’hémodialyse, cet accompagnement peut constituer une aide précieuse. Le défi d’une maladie chronique est de préserver l’espoir et de continuer à se projeter malgré les contraintes liées aux symptômes et au traitement. Plus le patient comprend sa maladie, ses limites et ses enjeux, plus l’acceptation est facilitée, le sentiment de contrôle est renforcé et l’engagement dans le traitement est favorisé. Même si cette maladie peut sembler très difficile à vivre, un accompagnement pluridisciplinaire adapté permet à de nombreux patients de conserver une vie professionnelle et sociale, de continuer à voyager et, progressivement, de retrouver une bonne qualité de vie.

Dossier thématique – Maladies rénales

La dialyse péritonéale : une alternative à domicile pour les patients insuffisants rénaux

Entretien avec Géraldine Scaillet, infirmière au service de Dialyse Péritonéale des HRS

Par Alizee Villance

La dialyse péritonéale (DP) est un traitement destiné aux patients dont les reins ne fonctionnent plus suffisamment. Son objectif est d’éliminer les déchets et l’excès d’eau dans l’organisme grâce au péritoine, une membrane naturellement présente dans l’abdomen. Un liquide appelé dialysat est introduit via un cathéter abdominal, puis renouvelé plusieurs fois par jour afin de filtrer le sang.

Contrairement à l’hémodialyse classique réalisée en centre, la dialyse péritonéale peut être effectuée à domicile. Elle offre davantage de flexibilité, permet au patient de conserver son rythme de vie et réduit les déplacements à l’hôpital. Cette méthode est aussi souvent mieux tolérée, notamment chez les patients souffrant de problèmes cardiaques, et le régime alimentaire est généralement moins strict.

Il existe deux formes de dialyse péritonéale : la dialyse manuelle, réalisée plusieurs fois par jour, et la dialyse automatisée de nuit grâce à un cycleur. Dans les deux cas, le patient bénéficie d’une formation complète à l’hôpital afin d’apprendre les gestes techniques et les règles d’hygiène indispensables.

Le principal risque reste la péritonite, une infection grave qui nécessite une vigilance constante et le respect rigoureux des mesures d’asepsie. Le patient apprend également à surveiller certains signes d’alerte comme un liquide trouble, des douleurs abdominales ou des difficultés respiratoires.

Au-delà de l’aspect technique, l’accompagnement humain joue un rôle essentiel. L’éducation thérapeutique, l’écoute et le soutien de l’équipe soignante permettent au patient de gagner en autonomie et en confiance.

Le message des soignants est clair : vivre avec sa dialyse sans laisser le traitement empêcher les projets, les voyages et les moments de plaisir du quotidien.

L’hémodialyse : un traitement vital, une vie qui continue

Entretien avec Jorg Roderich, responsable du service dialyse aux HRS

Par Alizee Villance

L’hémodialyse est une technique de substitution rénale extracorporelle. Le sang est filtré hors du corps via un dialyseur, appelé « rein artificiel », qui élimine les déchets et l’excès d’eau lorsque les reins ne fonctionnent plus correctement.

Elle s’adresse aux patients dont l’insuffisance rénale met la vie en danger, à tout âge. Comme les reins agissent en continu, l’hémodialyse est généralement réalisée trois fois par semaine, pendant environ quatre heures.

Une organisation quotidienne structurée

La journée en centre de dialyse débute tôt avec la préparation des machines et l’installation progressive des patients. Durant la séance, ils peuvent se reposer, regarder la télévision, prendre un repas et parfois bénéficier d’une activité physique encadrée. À la fin du traitement, une évaluation médicale contrôle les paramètres et le bien-être du patient. Les soins s’enchaînent en plusieurs rotations jusqu’en soirée, avec désinfection complète entre chaque patient.

Au-delà de la technique, un accompagnement global est proposé : échanges, soutien psychologique, consultations spécialisées et activités. Des liens solides se créent entre patients et soignants, basés sur la confiance et la durée du suivi. Cette relation est essentielle, mais aussi exigeante sur le plan émotionnel, car elle peut se poursuivre sur de nombreuses années.

Vivre avec la dialyse implique des défis importants : dépendance à une machine, évolution incertaine de la maladie et absence de guérison. Ces éléments peuvent générer de l’anxiété. Pour y répondre, une prise en charge multidisciplinaire est mise en place : information, éducation thérapeutique, soutien psychologique et implication des proches. L’objectif est d’adapter le traitement à chaque patient tout en préservant sa qualité de vie.

Les progrès techniques des machines, des filtres et des traitements ont amélioré sécurité et confort. Aujourd’hui, l’enjeu principal est de trouver un équilibre entre efficacité médicale et qualité de vie. Voyager, maintenir une vie sociale et conserver ses habitudes restent possibles avec une bonne organisation. La dialyse ne doit pas empêcher les projets de vie.

Certaines causes d’insuffisance rénale peuvent être prévenues, notamment le diabète, l’hypertension, le surpoids ou l’usage de médicaments néphrotoxiques, grâce à un suivi médical régulier. L’insuffisance rénale reste une maladie souvent silencieuse et diagnostiquée tardivement, d’où l’importance de la prévention et de la sensibilisation.

Même si la dialyse bouleverse le quotidien, elle ne l’arrête pas : les patients ne sont jamais seuls et peuvent continuer à vivre pleinement, accompagnés par leur équipe soignante.

Die Niere, ein unterschätztes Organ

Jeder Mensch besitzt in der Regel zwei Nieren, die sich beidseits der Wirbelsäule im hinteren Bauchraum befinden. Sie sind etwa 12 cm groß, bohnenförmig und wiegen jeweils rund 160 g.

Trotz ihrer geringen Größe leisten sie Enormes: Täglich durchströmen etwa 1.600 Liter Blut die Nieren, das entspricht ungefähr 8 bis 9 Badewannen. Etwa alle 30 Minuten wird dabei das gesamte Blut des Körpers gefiltert.

Was die Nieren täglich für uns leisten

Die Aufgaben der Nieren sind vielfältig und lebenswichtig. Sie filtern das Blut, entfernen Abfallstoffe und scheiden diese über den Urin aus, während wichtige Substanzen im Körper zurückgehalten werden. Darüber hinaus regulieren sie den Wasser- und Salzhaushalt sowie den Blutdruck.

Weniger bekannt ist, dass die Nieren auch hormonelle Funktionen übernehmen: Sie aktivieren Vitamin D für die Knochengesundheit und produzieren Erythropoetin, das die Bildung roter Blutkörperchen anregt.

Das stille Fortschreiten von Nierenerkrankungen

Die Niere ein „stilles Organ“. Eine Verschlechterung der Nierenfunktion bleibt oft lange unbemerkt. Beschwerden treten meist erst auf, wenn die Erkrankung bereits weit fortgeschritten ist. Zu diesem Zeitpunkt sind die therapeutischen Möglichkeiten häufig eingeschränkt.

Genau deshalb sollte der Fokus nicht nur auf der Behandlung, sondern vor allem auf Prävention und frühzeitiger Erkennung liegen.

Warum Prävention entscheidend ist

Nierenerkrankungen nehmen weltweit zu. Bereits heute entwickelt etwa jeder zehnte Erwachsene im Laufe seines Lebens eine chronische Nierenerkrankung ,viele Betroffene wissen nichts davon.

Besonders gefährdet sind Menschen mit Diabetes oder Bluthochdruck: Etwa jeder dritte Diabetiker und jeder fünfte Patient mit arterieller Hypertonie weist eine Nierenschädigung auf.

Doch in vielen Fällen lässt sich eine Nierenerkrankung verhindern oder ihr Fortschreiten verlangsamen.

Risikofaktoren: ein gemeinsamer Nenner

Die wichtigsten Risikofaktoren für Nierenerkrankungen sind dieselben wie für Herzinfarkt und Schlaganfall.

  • Bluthochdruck
  • Diabetes mellitus
  • Übergewicht
  • Rauchen
  • Bewegungsmangel
  • erhöhte Blutfettwerte

Wer seinen Lebensstil verbessert, schützt also damit nicht nur seine Nieren. Eine ausgewogene Ernährung, regelmäßige Bewegung sowie Kontrolle von Blutdruck und Blutzucker sind zentrale Maßnahmen.

Früherkennung: einfach und effektiv

Da Nierenerkrankungen lange keine Symptome verursachen, kommt der Früherkennung eine entscheidende Rolle zu. Eine Blutuntersuchung (Kreatinin zur Bestimmung der Nierenfunktion) und eine Urinuntersuchung (Nachweis von Eiweiß) können bereits früh Hinweise auf eine Schädigung liefern. Gerade Menschen mit Risikofaktoren sollten diese Kontrollen regelmäßig durchführen lassen.

Moderne Therapien: wirksam, aber früh erforderlich

In den letzten Jahren haben neue Medikamente, darunter SGLT2-Inhibitoren und moderne Mineralokortikoid-Rezeptor-Antagonisten, einen Meilenstein in der Behandlung vieler Nierenerkrankungen gesetzt und können deren Fortschreiten wirksam verlangsamen. Ein entscheidender Punkt bleibt jedoch: Diese Therapien entfalten ihren größten Nutzen nur dann, wenn sie frühzeitig eingesetzt werden.

Ein Appell: Testen Sie sich!

Nierengesundheit beginnt oft mit Vorsorge. Einfache Tests können über  das Fortschreiten von Nierenkrankheiten entscheiden. Wer seine Nieren schützt, schützt seine gesamte Gesundheit.

Service Social

Le droit aux soins pour les patients sans couverture sociale

Pia Heischling, Sofia Alves et Stéphanie Basile.

Au Luxembourg, l’accès aux soins de santé est un droit fondamental. Pourtant, certaines personnes se retrouvent sans couverture sociale : absence d’affiliation à la sécurité sociale, perte d’emploi, difficultés administratives, arrivée récente sur le territoire, situation de précarité. Cette absence de protection peut entraîner un renoncement aux soins, avec des conséquences importantes sur la santé physique et psychique.

Même sans affiliation à la sécurité sociale, une personne ne doit pas rester sans solution face à un besoin de soins. Les établissements hospitaliers assurent la prise en charge des situations urgentes et évaluent, avec le patient, les possibilités d’ouverture de droits ou d’aides financières. Chaque situation est étudiée de manière individualisée.

Le service social hospitalier joue un rôle essentiel dans cet accompagnement. Il informe le patient sur ses droits, analyse sa situation administrative et sociale et l’aide dans les démarches nécessaires. Cela peut concerner une demande d’affiliation auprès du Centre commun de la sécurité sociale, une régularisation administrative, une demande d’aide auprès des offices sociaux ou encore l’orientation vers des associations.

Les assistants sociaux travaillent en collaboration avec les équipes médicales afin de garantir une continuité des soins adaptée à la situation de la personne. Au-delà des démarches administratives, l’objectif est de prévenir l’exclusion et de maintenir l’accès aux soins pour les publics les plus vulnérables.

Certaines personnes sans couverture sociale hésitent à solliciter une aide par peur du coût des soins, par méconnaissance de leurs droits. Pourtant, il est important de rappeler qu’un accompagnement existe et qu’il est possible d’être soutenu dans ces démarches de manière confidentielle et bienveillante.

L’accès aux soins ne se limite pas à une question administrative : il constitue un enjeu de santé publique et de dignité humaine. Informer, accompagner et orienter les patients sans couverture sociale fait partie intégrante des missions du service social hospitalier.

Interview –  Le Centre de Néphrologie aux HRS et son partenariat avec l’UZB
(Universitair Ziekenhuis Brussel)

La greffe rénale : une coopération sans frontières au service de la vie

Un entretien avec le Pr Claude Braun, néphrologue et directeur médical des HRS,  
le Pr Karl Martin Wissing, néphrologue en chef, et le Pr Daniel Jacobs, chef de clinique d’oncologie, de chirurgie thoracique et de transplantation à l’Universitair Ziekenhuis Brussel (UZB)

 PAR JEAN-PAUL SCHNEIDER

Garantir à chaque patient un accès à des soins de haute qualité implique aujourd’hui de dépasser les frontières nationales. Dans un domaine aussi complexe et hautement spécialisé que la transplantation rénale, la coopération entre centres d’expertise constitue un levier essentiel pour offrir des parcours de soins performants, sécurisés et centrés sur le patient. Depuis de nombreuses années, les HRS entretiennent une collaboration étroite avec l’UZ Bruxelles afin d’accompagner les patients luxembourgeois atteints d’insuffisance rénale chronique vers la transplantation. Ce partenariat illustre la volonté commune de mettre en réseau les compétences, de partager les expertises et de développer des approches innovantes au service de la qualité des soins.

À travers cet entretien croisé, les professeurs Claude Braun, Karl Martin Wissing et Daniel Jacobs évoquent les fondements de cette coopération transfrontalière, les enjeux du don d’organes et le rôle croissant de la greffe rénale à partir d’un donneur vivant. Ils partagent également leur vision des défis à relever pour renforcer la collaboration internationale et répondre aux besoins croissants des patients, dans un contexte où l’innovation médicale et les partenariats stratégiques sont plus que jamais au cœur de l’excellence hospitalière.

Les missions et activités principales du Centre de Néphrologie aux HRS

« Le service de néphrologie, de dialyse et d’hypertension aux HRS est le plus grand centre de néphrologie au Luxembourg », déclare le Pr Claude Braun. Il est certifié comme « Nephrologische Schwerpunktklinik » selon les critères de la « Deutsche Gesellschaft für Nephrologie » depuis avril 2019. Il a pour mission essentielle de prendre soin des patients souffrant d’affections rénales aiguës ou chroniques faisant appel à ses services par, entre autres, des moyens de diagnostic, de surveillance et de traitements relevant de sa spécialité. Un accompagnement par une équipe professionnelle pluridisciplinaire est garanti à tous les stades de la maladie, et ce quels que soient les traitements, à l’exception de la transplantation rénale.

« En ce qui concerne la greffe rénale, qui au Luxembourg ne dépasse guère les 20 à 25 cas par an, la masse critique pour entretenir un service de transplantation local n’étant pas atteinte, la très grande majorité de nos patients sont vus et traités par nos collègues de l’UZB, qui en assurent la prise en charge médicale et
chirurgicale », souligne le Pr Braun.

Les principaux avantages de la collaboration belgo-luxembourgeoise

De manière générale, les néphrologues et chirurgiens de l’UZB collaborent avec leurs collègues au Luxembourg comme avec d’autres centres en Belgique qui leur adressent des patients pour la transplantation. Selon le Pr Karl Martin Wissing, on distingue trois stades : l’évaluation pré-greffe, la transplantation même en Belgique et le suivi après-greffe. « La coopération Luxembourg-Bruxelles s’avère comme très bien, car les centres luxembourgeois font la plus grande partie du travail pour la partie pré- et post-greffe », explique le Pr Wissing. Suite à la consultation pré-greffe, le patient est inscrit sur une liste d’attente ou il peut avoir une greffe de donneur vivant. Une fois transplanté, le patient reste environ 8 jours en Belgique. S’y ajoute une période de suivi hebdomadaire relativement intense, où les patients sont vus régulièrement, soit à Bruxelles, soit au Luxembourg. Et après 3 mois, le suivi se fait en grande partie au Luxembourg, les patients se rendant juste à Bruxelles pour un bilan annuel.

Pour les malades rénaux, il y a plusieurs modalités de traitement comme l’hémodialyse, la dialyse péritonéale, mais la meilleure modalité de prise en charge de patients qui sont éligibles à une greffe, est la transplantation rénale. « Recevoir un nouveau rein est comme une nouvelle qualité de vie qui s’offre à ces patients. Et le fait de pouvoir confier nos patients à un centre de transplantation à l’étranger avec lequel on a un partenariat essentiel, fait partie de notre offre médicale au Luxembourg », soutient le Pr Braun.

D’après le Pr Wissing, la greffe rénale est en évolution permanente et exige tout un faisceau de compétences non seulement de chirurgiens, mais également de néphrologues, de laborantins HLA (antigène leucocytaire humain), de pathologistes etc. En plus, il y a la complexité technique de la préservation des organes par pompes de perfusion.

« Suivant la loi belge, on ne peut transplanter que des résidents en Belgique. Or, il y a un accord légal entre le Luxembourg et la Belgique qui permet aux citoyens luxembourgeois de s’inscrire sur une liste d’attente en Belgique, et à ce moment-là, dès que le patient est inscrit, il est traité exactement comme un patient belge sur liste, gérée par Eurotransplant », explique Karl Martin Wissing. Le système Eurotransplant constitue un grand réseau de donneurs qui donne priorité aux patients fortement immunisés en mettant à disposition également des organes prélevés dans d’autres pays. « Le concept inhérent est celui d’un système de solidarité fondé sur le principe du donner et du recevoir », souligne le Pr Wissing.

Comment sensibiliser davantage la population au don d’organes ?

Toujours selon le Pr Wissing, un aspect important de la collaboration belgo-luxembourgeoise en matière de greffe rénale est l’identification des donneurs vivants. Aux Pays-Bas, 35 à 40 % des greffes se font avec des donneurs vivants tandis qu’en Belgique ce taux varie entre 10 à 15 %. Au Luxembourg, les chiffres de prélèvement se situent en dessous de la moyenne européenne. Or, identifier tôt un donneur vivant permet éventuellement une greffe préemptive, c’est-à-dire qu’on transplante le patient avant qu’il ait besoin d’être en dialyse. La transplantation de greffons prélevés chez le donneur vivant donne aussi une meilleure survie à long terme aussi bien du greffon que du patient transplanté.
Dans le principe de ce système de solidarité mutuelle le Luxembourg pourrait faciliter la transplantation rénale en contribuant davantage aux dons d’organes par donneurs décédés et vivants.  « La Belgique et le Luxembourg ont tous les deux un système ,opt-out’. Il s’agit d’un consentement présumé, c’est-à-dire que tout personne décédée est considéré donneur potentiel », ajoute le Pr Daniel Jacobs.

Or beaucoup de gens ont peur du « opt-out », ils craignent que les organes sont prélevés contre l’avis de la famille. « Mais, ce n’est pas vrai », rassure le Pr Wissing. « En Belgique et dans les autres pays qui ont le ,opt-out’, on parle avec la famille et on demande toujours l’avis des proches. » Donc, lors d’un décès, les équipes de soins intensifs de coordination vont demander à la famille si la personne décédée de son vivant était opposée à un don d’organe. Ainsi, ils mettent la responsabilité de la décision sur la personne défunte. Dans le système « opt-in » (consentement explicite), s’il n’y a pas de carte de donneur, ils demandent l’accord de la famille avant de prélever des organes du défunt.Dans presque tous les hôpitaux européen, il y a des coordinateurs pour le don qui parlent avec les équipes médicales et les familles sur la possibilité d’un don lors de la survenue d’un décès.

Une autre inquiétude fréquente est l’équité du système d’allocation et la crainte que certaines catégories de patients puissent bénéficier d’un accès préférentiel à la transplantation. Sur ce point de vu le système d’allocation de Eurotransplant est d’une équité irréprochable. Pour chaque donneur le receveur est choisi par un algorithme informatique sur des critères comme l’histocompatibilité et le temps passé sur la liste d’attente. Le système ne tient pas compte de facteurs comme le sexe, le statut social ou la race des patients sur la liste d’attente.  Les professionnels de transplantation ne savent pas contourner ce système d’allocation, ce qui est un garantie importante que les organes ne soient alloués selon des critères strictement médicaux et définis à l’avance.  Malgré tout, la pénurie d’organes reste un défi majeur », constate le Pr Wissing.

Les modalités de la greffe rénale

La conservation maximale d’un rein prélevé chez une personne décédée est de 24 heures, l’idéal est en dessous de 18 heures. « À l’heure actuelle, à l’UZB, l’ischémie froide (temps entre l’arrêt de circulation chez le donneur et reperfusion du greffon chez le receveur) se situe en moyenne à 12 heures », précise le chirurgien Daniel Jacobs, « mais grâce aux préservations sur la pompe à perfusion, on peut attenuer les effets secondaires causés par cette période d’ischémie ».

Aujourd’hui la durée d’hospitalisation du donneur vivant pour le prélèvement d’un rein avec le robot est de 3 jours. « Suivant l’âge, les donneurs vont rester en moyenne 3 à 5 jours », dit le Pr Jacobs. Selon celui-ci, une transplantation rénale de donneur vivant demande une journée de travail pour une équipe de 4 chirurgiens travaillant en binôme, c’est-à-dire que le prélèvement sur donneur se fait au cours de la matinée et la greffe sur receveur a lieu l’après-midi.

Les progrès médicaux réalisés dans le domaine de la transplantation rénale

D’après le Pr Wissing, le plus grand progrès des dernières années est la préservation des reins des donneurs à risque (donneurs âgés ou avec des antécédents prédisposant à une moins bonne fonction rénale) sur une pompe à perfusion, car ils restent irrigués et peuvent être traités pendant toute la durée de préservation sur la pompe. Un autre progrès sont les greffes ABO incompatibles rendus possible par l’existence de traitements permettant d’enlever les anticorps préexistants qui peuvent endommager ces greffons. En plus, il y a de grands progrès aussi dans le traitement de certains virus comme le cytomégalovirus (famille de l’herpès).

La greffe à partir d’un donneur vivant prend une place croissante

Le don à partir du donneur vivant est le meilleur choix pour le receveur. Mais pour cela, il faut une évaluation très stricte du donneur potentiel par un néphrologue indépendant. Ensuite une réunion multidisciplinaire avec des médecins, un(e) psychologue et les coordinateurs de transplantation va prendre une décision unanime sur le don. Tout cela pour éviter des abus. « Le don doit toujours rester un geste altruiste en dehors du commerce », affirme le Pr Wissing.

En ce qui concerne les garanties médicales et éthiques offertes aux donneurs de leur vivant, Eurotransplant est bien conscient que si un donneur vivant donne un rein à la collectivité, il jouira d’un droit préférentiel pour pourvoir lui-même bénéficier d’une transplantation en cas de besoin. « Je pense que l’appréhension principale qui freine encore le don vivant, est le manque d’information », avance le Pr Wissing. « Il faut donc essayer d’informer les gens correctement. »

Des messages au grand public et à la politique

« Donner un organe est un geste altruiste et charitable qui n’est pas suffisamment valorisé à l’échelle de la société », conteste le Pr Wissing, « et il faut faire tout pour éviter qu’après un don de rein on rende encore la vie des gens difficile, notamment quand ils veulent contracter un emprunt ou acheter un logement. »

Le Pr Braun se plaint qu’au Luxembourg, il n’y a pas assez d’assurances, voire de sécurité sociale pour les donneurs vivants : « Donner un rein, c’est quand-même une intervention essentielle où il faut avoir un certain temps pour récupérer avec une compensation pour des pertes de revenus si on est en arrêt de maladie, mais dans la législation luxembourgeoise de telles aides ne sont pas prévues. »

Un autre aspect qui tient particulièrement à cœur au Pr Braun est la reconnaissance légale de l‘arrêt circulatoire irréversible parallèlement à la mort cérébrale, afin de pouvoir prélever des organes. « Jusqu’à présent, la législation luxembourgeoise ne reconnaît que la mort cérébrale comme définition de la mort tandis que dans les pays voisins, la moitié des dons d’organes provient de patients, victimes d’arrêts circulatoires. »

Pour conclure, ce que les trois interlocuteurs souhaitent à l’échelle européenne, est d’avoir une législation commune en matière de transplantations, un registre européen des patients transplantés et que le Luxembourg, pays au cœur de l’Europe, soit un élément moteur dans la coordination d’un programme européen de crossover et un acteur majeur dans l’intégration des différents pays dans un système d’allocation unique de dons d’organes.

Un produit – Une recette

Par Cynthia Schweich, diététicienne aux Hôpitaux Robert Schuman

Recette : Pesto à la sauge

Ingrédients pour 3-4 personnes

  • 20 grandes feuilles de sauge (15 à 18 g)
  • 2 poignées de basilic
  • 5 feuilles de menthe poivrée (selon les goûts)
  • 2 cuillères à soupe de pignons de pin (25 g)
  • 2 cuillères à soupe de parmesan râpé (15 g)
  • 1 gousse d’ail
  • Sel et poivre
  • 8 cuillères à soupe d’huile d’olive

Préparation :

  1. Faites dorer les pignons de pin dans une poêle antiadhésive, sans ajouter de la matière grasse.
  2. Retirez-les de la poêle, répartissez-les sur un morceau de papier absorbant et laissez-les refroidir.
  3. Prélevez environ 20 grandes feuilles de sauge tendres, rincez-les, séchez-les légèrement en les tapotant et coupez-les en fines lamelles.
  4. Refaites la même manipulation avec le basilic.
  5. Si vous en avez sous la main, hachez également quelques feuilles de menthe.
  6. Râpez le parmesan.
  7. Dans un mortier ou à l’aide d’un mixeur plongeant, réduisez en purée fine 1 cuillère à soupe d’huile d’olive et les pignons de pin.
  8. Ajoutez progressivement le parmesan, les herbes, 1 gousse d’ail écrasée et un peu d’huile d’olive à la fois, puis mélangez le tout pour obtenir un pesto à la sauge pas trop épais.
  9. Pour finir, assaisonnez le pesto à la sauge avec du sel et du poivre
  10. Vous pouvez servir ce pesto avec des pâtes fraîchement cuites, avec des gnocchis italiens, ou étalé comme une tartinade aux herbes sur un filet de poisson ou un filet de poulet fraîchement grillé.
  11. Ce pesto relevé peut également être tartiné sur des tranches de pain grillées et dégusté en entrée, sous forme de petits canapés.

La sauge

Informations générales

Ce qu’il faut savoir sur la sauge :

La sauge, qui appartient à la famille des Lamiacées, est connue pour ses vertus médicinales ; elle est utilisée en cuisine ou cultivée comme plante ornementale. Le mot « salvia », qui partage la même racine que « salvare », signifie littéralement « plante qui sauve ».

La sauge est originaire d’Europe du Sud et du bassin méditerranéen, où elle est encore principalement cultivée aujourd’hui.

Saison :

La période de récolte de la sauge fraîche en plein champ s’étend de mai à septembre.

Goût et utilisation :

La sauge a un goût très intense, épicé et légèrement âpre.

Comme cette herbe perd son goût légèrement amer à des températures élevées, elle est idéale pour être cuite avec les autres ingrédients.

Utilisez la sauge avec parcimonie, sinon son arôme intense risque de devenir trop prononcé. La règle d’or est la suivante : les viandes blanches et les plats légers se marient bien avec une petite quantité, tandis que les viandes rouges et les plats copieux peuvent en supporter un peu plus. Le mieux est d’essayer pour voir ce qui vous plaît.

La sauge se marie également à merveille avec les viandes blanches, la volaille et le poisson. Finement hachée, elle apporte en outre une touche particulière aux sauces claires et brunes ainsi qu’aux plats mijotés.

Propriétés antibactériennes et antifongiques

Les feuilles de sauge sont riches en huiles essentielles, notamment en thuyone, cinéol et camphre, ainsi qu’en tanins, triterpènes, flavonoïdes et stéroïdes. Ces composés lui confèrent des propriétés antibactériennes et antifongiques, qui peuvent aider à limiter la prolifération de certains micro-organismes.

Soulage la toux et les maux de gorge

Consommée sous forme de tisane de sauge, elle peut contribuer à apaiser les irritations de la gorge et à soulager la toux. Elle est traditionnellement utilisée pour calmer les maux de gorge, notamment grâce à ses propriétés anti-inflammatoires.

Effet anti-inflammatoire et antispasmodique

La sauge possède également des propriétés anti-inflammatoires et antispasmodiques, qui peuvent contribuer à apaiser certaines inflammations et les spasmes digestifs. Elle est ainsi traditionnellement appréciée pour favoriser un meilleur confort digestif.

Favorise la digestion et la sécrétion biliaire

Les substances amères et les huiles essentielles présentes dans la sauge favorisent la sécrétion de bile, participant ainsi à la digestion, notamment des graisses.

Une source intéressante de vitamine K

La sauge constitue une excellente source de vitamine K, une vitamine essentielle au bon fonctionnement de l’organisme. Elle intervient notamment dans la synthèse de protéines impliquées dans la coagulation du sang, aussi bien dans les mécanismes qui favorisent que dans ceux qui régulent la coagulation.

Focus Sport & Santé

Voyager avec une insuffisance rénale : bien préparer son séjour

Entretien avec Eliane Lorge, infirmière au service de dialyse des HRS – Référente dossiers vacances

Par Alizee Villance

L’insuffisance rénale correspond à une diminution des fonctions des reins, qui ne filtrent plus correctement les déchets et l’excès de liquide dans le sang et ne produit plus certains hormones. Elle touche principalement les personnes souffrant de diabète, d’hypertension, de maladies cardiovasculaires ou les patients âgés. Certaines maladies rares congénitales peuvent également être en cause.

Voyager avec une insuffisance rénale, notamment pour les patients sous dialyse, demande une préparation rigoureuse. Le principal défi reste l’organisation des traitements et des séances de dialyse à l’étranger.

Avant le départ, il est essentiel de consulter son médecin, de prévoir suffisamment de médicaments et d’organiser les séances dans un centre de dialyse local, idéalement au moins 6 semaines à l’avance. Il est également conseillé de choisir un hébergement proche du centre et de prévenir son équipe soignante afin de préparer le dossier médical.

Pendant le voyage, il faut garder ses médicaments et documents médicaux à portée de main et conserver les mêmes habitudes alimentaires qu’à domicile.

Improviser un séjour, oublier ses traitements ou négliger les recommandations médicales peut être risqué. Avec une bonne anticipation, il est toutefois possible de voyager sereinement, quelle que soit la destination.

Témoignage patient – Traverser la maladie, garder l’espoir : l’histoire de Louise

Par Alizee Villance

Depuis l’âge de neuf ans, Louise vit avec une insuffisance rénale chronique d’origine auto-immune, découverte à la suite de la présence de sang dans les urines. Sans antécédents familiaux, son diagnostic s’est imposé après un long parcours d’examens avant la confirmation par biopsie. Très rapidement, un suivi spécialisé est mis en place et un traitement corticoïde est instauré pendant plusieurs années.

Enfant, puis adolescente, Louise apprend à composer avec la maladie tout en cherchant à mener une vie la plus normale possible. Les traitements entraînent des effets secondaires importants, mais elle choisit de rester active et optimiste, convaincue que l’état d’esprit joue un rôle essentiel dans l’évolution de sa santé. Cette volonté lui permet de repousser pendant longtemps l’arrivée de la dialyse, tout en poursuivant sa scolarité et plus tard ses études et sa vie professionnelle.

Cependant, le quotidien reste marqué par de nombreuses contraintes : régime strict, fatigue, infections répétées et regard des autres. À l’adolescence, les changements physiques liés aux traitements rendent l’expérience scolaire difficile. Louise en parle finalement ouvertement à son entourage et à ses enseignants, afin de mieux faire comprendre sa situation.

À l’âge de 40 ans, l’évolution de la maladie impose le début de la dialyse. Elle découvre alors un traitement lourd, rythmé par des séances régulières, des contraintes alimentaires strictes et une forte charge mentale. Elle souligne également le manque d’information parfois donné aux patients sur les réalités concrètes du traitement et ses impacts sur la vie quotidienne.

Après plusieurs années de dialyse, Louise bénéficie d’une transplantation rénale en 2025 au CHU de Nancy. Cette étape marque un tournant majeur, même si la vie post-greffe implique toujours une vigilance constante, un traitement immunosuppresseur et des précautions quotidiennes pour limiter les risques infectieux.

À travers son parcours, Louise souhaite faire passer plusieurs messages : l’importance d’une information claire et complète dès le début de la prise en charge, la nécessité d’un accompagnement psychologique adapté, et la valeur du partage entre patients et surtout celle du soutien et de la compassion du personnel soignant. Elle insiste aussi sur la place de l’optimisme et de la résilience, qui l’ont aidée à traverser les différentes étapes de sa maladie, sans jamais perdre le lien avec sa vie personnelle et professionnelle malgré les épreuves.

Une nouvelle étape pour le Brustkrebszentrum des HRS

Dans le cadre de leur objectif stratégique d’excellence et de leur démarche d’amélioration continue, les Hôpitaux Robert Schuman ont franchi une nouvelle étape dans la prise en charge du cancer du sein. Le 29 juin 2026, le Brustkrebszentrum HRS a obtenu la certification intermédiaire selon les critères de la Deutsche Krebsgesellschaft (DKG).

Cette reconnaissance confirme que le centre répond aux exigences du programme international de certification pour le niveau intermédiaire de la prise en charge interdisciplinaire du cancer du sein. L’audit a évalué l’ensemble du parcours de soins : structure du centre, coopération interdisciplinaire, psycho-oncologie, service social, implication des patientes, soins infirmiers, radiologie, chirurgie oncologique, oncologie médicale, soins palliatifs, diagnostic spécifique de l’organe et documentation oncologique.

Cette certification récompense l’engagement de l’ensemble des équipes dans une prise en charge coordonnée, structurée et centrée sur la patiente, conformément aux recommandations scientifiques les plus récentes.

Les Hôpitaux Robert Schuman remercient chaleureusement tous les professionnels ayant contribué à cette réussite collective. Cette certification intermédiaire marque une étape importante vers un nouvel objectif : l’obtention de la certification complète DKG en 2027.

Medical News

Campagne de sensibilisation aux maladies rares

Au Luxembourg, plus de 30 000 enfants et adultes sont touchés par une maladie rare.  Ces maladies sont souvent génétiques, chroniques, progressives et incurables. Elles entraînent de nombreux défis complexes, notamment une véritable « odyssée » jusqu’au diagnostic correct, l’isolement, le bouleversement du parcours professionnel ou éducatif et le risque de problèmes de santé mentale.

Afin de sensibiliser davantage le grand public aux maladies rares et leur impact sur la vie quotidienne des personnes concernées, l’a.s.b.l. ALAN – Maladies Rares Luxembourg vient delancer une nouvelle campagne en ligne.

Depuis plus d’un quart de siècle, l’association s’engage à améliorer la qualité de vie des personnes concernées, tant en fournissant des services de consultation psycho-sociale et d’activités récréatives et sportives adaptées, qu’à travers un travail de plaidoyer intense.

Soutenez la campagne sur www.alan.lu et sur les réseaux sociaux.

Acteur de ma santé – Une nouvelle rubrique dédiée à la pneumologie

Mieux comprendre ses poumons pour mieux prendre soin de sa santé ! La plateforme Acteur de ma santé enrichit son contenu avec une nouvelle rubrique consacrée à la pneumologie.

Cette nouvelle thématique propose des articles accessibles et pédagogiques pour mieux comprendre les maladies respiratoires, leurs symptômes, leur prévention et leur prise en charge.

Au programme : le poumon, pour mieux comprendre son fonctionnement et son rôle ; le cancer pulmonaire, avec des informations sur le dépistage, les traitements, la compréhension de la maladie et la vie au quotidien avec un cancer ; mais aussi la BPCO (bronchopneumopathie chronique obstructive) et l’asthme, deux maladies respiratoires fréquentes.

La rubrique aborde également l’allergologie, afin de mieux comprendre les allergies et leur impact sur la santé respiratoire.

Ces contenus sont disponibles en français et en allemand, pour permettre au plus grand nombre de s’informer à partir de sources fiables et de mieux devenir acteur de sa santé.

Retrouvez dès maintenant la nouvelle rubrique Pneumologie sur Acteur de ma santé : www.acteurdemasante.lu.

Machen Sie mit – bei der ersten Glaukom-Patienteninitiative Luxemburgs

Glaukom oder Grüner Star zählt weltweit zu den häufigsten Ursachen für irreversible Erblindung. Da die Erkrankung im Frühstadium keine Beschwerden verursacht, bleibt sie oft lange unbemerkt. Umso wichtiger ist eine regelmässige Vorsorge: Ab dem 40. Lebensjahr wird eine Glaukomuntersuchung beim Augenarzt empfohlen, insbesondere für Menschen mit erhöhtem Risiko wie Kurzsichtige, Personen mit familiärer Vorbelastung, Menschen afrikanischer Herkunft sowie Personen mit erhöhtem Augeninnendruck oder regelmässiger Kortison-Einnahme.

Da Glaukom die Nervenfasern am Sehnervenkopf langsam und irreversibel zerstört, ist die Früherkennung entscheidend für den Erhalt der Sehkraft. Wird es früh erkannt, lässt sich sein Fortschreiten meist wirksam bremsen. Die Behandlung hat sich stark weiterentwickelt: Häufig wird die Selektive Lasertrabekuloplastik (SLT) als Erstlinientherapie eingesetzt und kann Augentropfen ersetzen oder hinauszögern. Reichen SLT oder Tropfen nicht aus, stehen minimalinvasive Verfahren wie MIGS und MIBS zur Verfügung, sowie klassische Glaukom-Operationen und weiterentwickelte Implantate.

 Die diesjährige Journée de la Vue findet am 15. Oktober im Hôpital Kirchberg statt, organisiert vom Service National d’Ophtalmologie Spécialisée (SNOS). Am Screening-Stand für Glaukom können Besucher sich über Risiken informieren und ihre Augen untersuchen lassen.

 Zudem lädt der SNOS interessierte Glaukompatienten ein,  die erste Luxemburger Glaukom-Patienteninitiative zu gründen. Ziel: Betroffene informieren, unterstützen, vernetzen, sich im europaweiten Austausch organisieren und das Bewusstsein für Früherkennung und Behandlung stärken.

AKTIon: Ambulantes Kompetenz Team zur schnellen Intervention „on demand“

Servie AKTIon wurde 2021 als innovatives Pilotprojekt ins Leben gerufen, um Jugendlichen im Alter von 13 bis 18 Jahren, die mit psychischen Belastungen wie Stress, Ängsten oder Krisen konfrontiert sind, schnelle und zielgerichtete Hilfe zu bieten. In den letzten Jahren hat sich der Service kontinuierlich weiterentwickelt und ist mittlerweile auf ein Team von fünf Fachkräften angewachsen, darunter eine Psychologin, drei (psychiatrische) Gesundheits- und Krankenpflegerinnen sowie ein Erzieher. Die ärztliche Betreuung wird durch einen unserer Jugendpsychiater sichergestellt.

Ziele und Schwerpunkte

Das Hauptziel des AKTIon-Teams ist es, Jugendlichen in psychischen Krisen eine schnelle, flexible und ambulante Unterstützung zu bieten, die ihren individuellen Bedürfnissen gerecht wird. Durch gezielte Kriseninterventionen und frühzeitige Hilfe kann eine stationäre Behandlung häufig vermieden werden. Das Team setzt auf eine enge Zusammenarbeit mit den Jugendlichen und deren Familien, um einen bestmöglichen Behandlungserfolg zu erzielen und eine langfristige Stabilisierung zu ermöglichen.

Ein weiteres zentrales Ziel des AKTIon-Teams ist die Überbrückung von Wartezeiten. Viele Jugendliche müssen lange auf einen Therapieplatz bei ambulanten KollegInnen oder im stationären Setting warten. Das AKTIon-Team bietet in dieser Übergangszeit wertvolle Unterstützung und Vorbereitung und stellt sicher, dass keine Lücke in der Betreuung entsteht. Auch nach einem Klinikaufenthalt bleibt das AKTIon-Team an der Seite der Jugendlichen, um den Übergang in den Alltag zu begleiten und eine nachhaltige Integration zu ermöglichen.

Gruppenangebote

Neben den Einzel- und Familiengesprächen sind die Gruppenangebote ein weiterer wichtiger Bestandteil des AKTIon-Teams. Diese bieten den Jugendlichen einen sicheren Raum, um sich auszutauschen und voneinander zu lernen. Diese Angebote fördern nicht nur die persönliche Entwicklung, sondern auch die soziale Integration und stärken das Selbstwertgefühl der Teilnehmer.

ReflAKTIon: Ein themenoffenes und lösungsorientiertes Gruppenangebot, das den Jugendlichen hilft, ihre Herausforderungen zu reflektieren und gemeinsam nach Lösungen zu suchen. In einem sicheren, respektvollen Rahmen können Themen wie Selbstwert, Leistungsdruck oder Konflikte angesprochen werden.

RelaxAKTIon: Diese Gruppe richtet sich an Jugendliche, die Unterstützung in der Emotionsregulation und Stressbewältigung benötigen. Durch Achtsamkeitsübungen, Atemtechniken und andere Entspannungsübungen lernen die Teilnehmer, besser mit schwierigen Gefühlen umzugehen.

CréAKTIon: In dieser kreativen Gruppe können Jugendliche ihre künstlerischen Fähigkeiten entfalten und sich über Kunst und Handwerk ausdrücken. Hier finden sie einen Zugang zu ihren eigenen Gefühlen und Gedanken und können diese kreativ verarbeiten.

Freizeit ExplorAKTIon: In dieser Gruppe haben die Jugendlichen die Möglichkeit, neue Freizeitaktivitäten zu entdecken und ihre Interessen zu erweitern. Ziel ist es, Hobbys zu finden, die sowohl Freude bereiten als auch das Selbstvertrauen stärken.

Die steigende Nachfrage und die positiven Ergebnisse belegen den Erfolg des Angebots: Zahlreiche Hospitalisierungen konnten vermieden und die psychische Gesundheit der Jugendlichen stabilisiert werden. Auch in Zukunft wird das Team weiterhin an der Seite der Jugendlichen und deren Familien stehen, um ihnen zu helfen Herausforderungen zu meistern und das allgemeine Wohlbefinden zu verbessern.

Agenda

Septembre

  • 28/09 : Alzheimer-Krankheit : Wie sie verhindert werden kann, 19h. Lieu : 1 place des Villes Jumelées, L-5601, Mondorf-les-Bains. Weitere Infos und Anmeldung: www.edu.lu/p8dgh.

Octobre

  • 03/10 : Broschtkriibslaf, organisé par Europa Donna. Informations et inscriptions : www.broschtkriibslaf.lu.
  • 08/10 : journée de la santé mentale. Informations : www.hopitauxschuman.lu
  • 15/10 : journée de la vue. Informations : www.hopitauxschuman.lu
  • 6-12-13/10 : octobre rose aux Hôpitaux Robert Schuman. Informations : www.hopitauxschuman.lu.
  • 19-23/10 : semaine de allaitement à la Clinique Bohler. Informations : www.hopitauxschuman.lu.
  • 20/10 : Le microbiome humain – comment ce monde invisible influence notre santé ? Lieu : Hôtel de Ville Esch-sur-Alzette. Conférence tout public. Langue : luxembourgeois avec traduction en français et portugais sur demande. Infos et enregistrement: www.edu.lu/a67ff
  • 29/10 : journée de sensibilisation à l’AVC. Informations : www.hopitauxschuman.lu
  • 29/10 : Table ronde « Le secteur de la santé sous le feu des attaques : Pourquoi les règles de la guerre ne parviennent pas à protéger la médecine humanitaire » (EN), organisée par MSF Luxembourg. De 19h à 21h30, Bibliothèque Nationale du Luxembourg

14/10 + 20/10 + 10/11 : Journée prévention santé ICOPE Help, organisé par Help. Informations et inscriptions : Club-muselheem.croixrouge@help.lu.

Novembre

  • 11/11 : Journée de sensibilisation au cancer de la prostate. Informations : www.hopitauxschuman.lu
  • 12/11 : journée mondiale de la rhumatologie. Informations : www.hopitauxschuman.lu
  • 16/11 : Moovijob Week Luxembourg – Journée spéciale Santé / Soins / Social. Lieu : European Convention Center. Plus d’informations : www.moovijob.com
  • 18/11 : Conférence médicale du Service National d’Ophtalmologie Spécialisée (SNOS) des HRS. Informations : www.hopitauxschuman.lu
  • 19-20/11 : Conference “Impact of Big Data and AI analytics on healtcare”. Lieu : Maison du Savoir, 2 place d l’université, L-4365 Esch-sur-Alzette. Informations et inscriptions : www.bigdata.uni.lu